La capacité de financement du pays est limitée puisqu’il ne peut pas emprunter sur les marchés de moyen et long terme. (Crédits : Reuters). Vous voyez ça sert à ça une bonne revue de presse : avoir une belle vue d’ensemble de la situation . Rien ne va plus en Grèce où non seulement le système bancaire est au bord de la faillite (crise de liquidité), mais le blocage politique (et donc l’absence de fonds Européens) poussent la Grèce  vers la sortie de l’Euro ! (Grexit)

Pour corser le tout ,  la polémique autour d’un Grexit s’envenime entre Athènes et Berlin :

Dans la presse allemande, le ministre de la Défense grec, et chef de file des Grecs indépendants, parti de droite allié de Syriza au gouvernement, s’en prend au ministre des Finances allemand, accusé d’ingérence dans les affaires grecques. Il souligne le risque d’implosion de la zone euro en cas de sortie forcée de la Grèce.

Si la Grèce sort de la zone euro, l’Espagne et l’Italie finiront par en faire de même, met en garde le ministre grec de la Défense, dans une interview parue ce samedi dans le journal allemand Bild.

« Si la Grèce explose, l’Espagne et l’Italie seront les prochaines puis au bout d’un moment l’Allemagne. Il nous faut donc trouver une issue au sein de la zone euro mais cette issue ne peut pas être que la Grèce continue de devoir payer », dit Panos Kammenos.

DINGUE !!! Z .

La Grèce « a urgemment besoin d’argent », d’après Martin Schulz

Le président du Parlement européen a confié à un quotidien allemand qu’Alexis Tsipras aurait besoin de « deux à trois milliards d’euros » d’ici fin mars, sans quoi Athènes risque de se retrouver à court d’argent et ne pourrait pas payer totalement retraites et salaires des fonctionnaires.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, redoute que la Grèce ne se retrouve à court d’argent à la fin du mois, affirme le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) dans son édition datée du dimanche 15 mars.

« Deux à trois milliards d’euros » pour les retraites des fonctionnaires

Le leader de la Gauche radicale grecque, au pouvoir depuis moins de deux mois, a fait part de ses craintes au président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, lors de leur entretien vendredi à Bruxelles, précise la FAZ.

« Tsipras a urgemment besoin d’argent », a indiqué Martin Schulz au journal. « Pour cela, il doit convaincre l’Eurogroupe (la réunion des ministres des Finances de la zone euro) et la BCE (Banque centrale européenne) de sa volonté d’entreprendre des réformes et ce dès la semaine prochaine », a ajouté le social-démocrate allemand.

     >> Lire Comment la Grèce va essayer d’éviter la faillite

Alexis Tsipras réclame que la BCE augmente le plafond des obligations à court terme que peut contracter la Grèce « de deux à trois milliards d’euros », selon la même source. À défaut, d’après le quotidien libéral, les Grecs doivent donc se préparer à ce que les émoluments et retraites des fonctionnaires ne soient pas versés intégralement à la fin mars.

Capacités de financement limitées

La Grèce, aux abois, fait face en mars à d’importantes échéances financières, en particulier vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI), l’un de ses principaux créanciers.

Athènes, qui a remboursé vendredi une nouvelle tranche de prêts de 336 millions d’euros, doit encore 896 millions d’euros à cette institution financière d’ici la fin du mois, dans le cadre du remboursement des 240 milliards de prêts accordés au pays depuis 2010.

La capacité de financement du pays est limitée puisqu’il ne peut pas emprunter sur les marchés de moyen et long terme et que le versement d’une tranche de prêts de plus de 7 milliards d’euros de la part de ses créanciers est suspendu à la mise en oeuvre de réformes par le gouvernement de gauche radicale.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-a-urgemment-besoin-d-argent-d-apres-martin-schulz-461009.html.

L’Europe s’inquiète d’un « Grexit » par accident

Wolfgang Schäuble, le 20 février à Bruxelles.

Wolfgang Schäuble, le 20 février à Bruxelles. YVES HERMAN / REUTERS

Et si la Grèce sortait de la zone euro « par accident », à la suite d’une faillite incontrôlée ? L’hypothèse d’un « Grexident », échafaudée dès la mi-février par les experts de l’Institut Notre Europe-Jacques Delors, gagne chaque jour un peu plus de crédibilité, en raison du blocage persistant entre le gouvernement grec et ses créanciers de la zone euro. Jeudi 12 mars, en déplacement en Autriche, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, ne l’a pas écartée. « Dans la mesure où la Grèce, seule, a la responsabilité, la possibilité de décider ce qui se passe, et comme nous ne savons pas exactement ce que les responsables grecs font, nous ne pouvons pas l’exclure », a-t-il déclaré dans un entretien télévisé.

Manifestement, le ministre des finances n’avait aucune envie de montrer la moindre empathie avec les dirigeants grecs. Avant de répondre à cette question, il en avait éludé trois autres qui sont pourtant essentielles. Il a refusé de dire s’il faisait partie des 82 % des Allemands qui pensent que le gouvernement grec ne va pas réaliser les réformes annoncées pour faire des économies, ou des 14 % qui pensent le contraire. Il n’a pas non plus voulu dire s’« il y a une autre possibilité qu’une faillite de la Grèce fin avril ». Enfin, il n’a pas voulu commenter les propos d’un dirigeant de la CSU (l’Union chrétienne sociale bavaroise) selon lesquels le retour de la drachme serait la meilleure des solutions pour Athènes.

Que Wolfgang Schäuble n’ait à aucun moment indiqué qu’il faisait confiance au gouvernement grec pour résoudre…

Source : lemonde.fr Relayé par : resistanceauthentique