Cela fait longtemps que l’on nous annonce un séisme possible dans cette région, et si la probabilité d’un séisme ne peut être contestée, savoir quand reste délicat, voire impossible pour l’heure, ils ne peuvent qu’écouter les signes et suivre les pistes. Pour l’instant, les prévisions parlent du « big one » d’ici trente ans, mais ce n’est au final qu’une estimation, et cela peut survenir à tout moment, même demain…

La fissure de la croûte terrestre aux alentours de la ville américaine de Los Angeles s’avère plus profonde qu’on ne le pensait, et pourrait provoquer un séisme très puissant.

Cette conclusion a été faite par le géologue de l’Université de Californie à Santa Barbara, Jim Boles, et diffusée par la station radio KPCC.Lors de sa recherche, le scientifique a constaté une fuite importante d’hélium de la faille Newport-Inglewood, longue de 45 km et passant par le territoire du grand Los Angeles. « Cela indique que la faille est plus profonde qu’on le pensait jusqu’à présent », souligne Boles.

Le scientifique a réussi à effectuer une analyse chimique de l’hélium provenant de la fissure. Selon le chercheur, ce dernier contient des additifs spéciaux qui témoignent de l’existence d’une « anomalie particulière » aux environs de la deuxième plus grande mégapole américaine. Boles prédit qu’au cours des 30 prochaines années, Los Angeles devra faire face à un séisme de magnitude 7. Jusqu’ici, les chercheurs prédisaient un scénario moins catastrophique — un tremblement de terre avec une magnitude de 4,7.

« La faille Newport-Inglewood s’est formée il y a 30 millions d’années. La fuite active d’hélium qui provient par cette fissure des profondeurs de notre planète, témoigne de la forte activité du manteau terrestre dans cette région », affirme Boles.

Source: Sputniknews

Quand aux conséquences d’un séisme, voici les estimations par des spécialistes:

Les chiffres estimés par les spécialistes sont effrayants.  Un réveil, en semaine, lorsque la ville connait sa plus grande affluence, aurait des conséquences humaines sans précédent.

Au-delà des 250 milliards de dollars de dégâts, le rapport de l’USGS évoque des pertes humaines de presque 20 000 personnes!

Sans oublier non plus 300 000 blessés et plus de 735 000 familles devenues sans-abri d’un instant à l’autre.

L’ampleur et la froideur des estimations sont une chose. La réalité en est une autre. Et finalement, elle est pire.

RÉALITÉ

En effet, à mots à peine voilés, les services de secours de Los Angeles avouent qu’ils ne pourraient tout simplement pas faire face à une telle catastrophe.

La police? Un millier d’hommes en fonction qui se retrouveraient soudainement chargés de porter secours, de protéger les centres névralgiques de la ville et d’empêcher le chaos.

La Croix-Rouge? La logistique nécessaire au relogement soudain de familles ayant tout perdu ne pourrait pas faire face à une telle affluence.

Les blessés? Le scénario de l’USGS prévoit que le tremblement de terre entraînerait la disparition d’au moins un tiers des places en hôpitaux. Sans compter l’absence d’électricité pendant plusieurs jours.

L’aide fédérale décidée par Washington? L’ouragan Katrina a démontré qu’elle n’est pas capable d’atteindre les personnes dans le besoin en moins de 72 heures. En fait, dans l’éventualité d’un tremblement de terre à Los Angeles, on évoque plutôt la nécessité de survivre avec ses propres ressources pendant sept jours!

L’ampleur d’une telle catastrophe aurait des conséquences économiques pour l’ensemble de la nation américaine, et rien ne semble pouvoir l’empêcher.

SIMULATION

Pire encore, une telle catastrophe a fait l’obet d’une simulation effectuée par le San Diego Super Center, qui nous permet aujourd’hui de savoir exactement comment la catastrophe se déroulerait.

D’abord donc, un réveil de la faille de Puente Hills. Les premières secousses toucheraient quasi immédiatement Orange County, où résident des milliers d’habitants de la banlieue sud de Los Angeles.

Puis, les secousses se propageraient directement vers Los Angeles en gagnant en intensité, car la faille passe progressivement d’une profondeur de 10 kilomètres à à peine quatre sous le stade des Dodgers.

La secousse poursuivrait sa route via le campus universitaire USC, détruirait l’essentiel  du système autoroutier entourant la ville, se propagerait vers le quartier des gratte-ciels pour atteindre son pic d’intensité en plein centre-ville, puis à Hollywood.

Le séisme serait alors tellement violent qu’il projetterait en l’air des objets d’un poids équivalent à celui d’un semi-remorque.  Et entraînerait la destruction de milliers de bâtiments construits avant 1975 et la mise en place de normes sismologiques sévères.

Source et article en intégralité sur Journaldemontreal.com

Source : lesmoutonsenrages