Des fouilles archéologiques menées à Rennes, ont permis de découvrir la dépouille extrêmement bien conservée d'une noble femme décédée en 1656.

Ah... les squelettes ! Le lot quotidien d'un archéologue qui fouille près d'un lieu de culte. « Ça fascine les gens mais pour nous, ça n'a rien d'extraordinaire », nous confiait récemment l'un d'eux, un brin agacé.

Les cercueils, c'est déjà plus rare. Pourtant, on en a trouvé cinq en plomb, en dix-huit mois de fouilles préventives sous le couvent des Jacobins, à Rennes. C'est dans cet édifice fondé par les dominicains qu'Anne de Bretagne se fiança au roi de France, Charles VIII, en 1491. C'est là que doit ouvrir un centre des congrès dans moins de trois ans.

État de conservation exceptionnel

Les quatre premiers cercueils, datés du XVIIe siècle, contenaient des ossements plutôt bien conservés, mais rien de très nouveau. Le cinquième, difficilement accessible, a mis plus de temps à livrer ses secrets. Ça valait le coup d'attendre.

Le 17 mars 2014, soit dix mois après la fin de leurs prélèvements sur le site, les archéologues de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) parviennent à ouvrir l'intrigante boîte. « On a très vite compris qu'on était face à quelque chose d'extraordinaire, se souvient Rozenn Colleter, anthropologue. Ce n'était pas une momie, pas Ramsès. Mais le tissu, les chaussures, le corps étaient dans un état de conservation exceptionnel ».

Source : ouest-france