C'est ce que soutient Philippe Bilger dans son dernier livre. Le cabinet de la garde des Sceaux assure que cette dernière n'a jamais prétendu avoir de doctorats. Ce serait une rumeur propagée par des journalistes qui "travaillent un peu trop sur Wikipédia".

Christiane Taubira est encore accusée de mentir ! Dans son dernier livre Contre la justice laxiste, Philippe Bilger laisse entendre que la garde des Sceaux triche sur son CV : »Elle a laissé dire, et ne l’a jamais contesté dans l’espace médiatique, qu’elle avait deux doctorats, l’un en économie, l’autre en ethnologie [...].Pourtant, de ceux-ci, pas le moindre indice, pas le plus petit début de commencement de preuve ! » L’ancien magistrat souligne qu’il n’existe aucune trace d’une thèse soutenue par Christiane Taubira sur la base de données Theses.fr. Selon lui, quand on appelle les universités concernées, on ne trouve aucune mention des supposés diplômes. Car Christiane Taubira a fait un troisième cycle en économie, des études en sociologie et ethnologie et un cursus au Centre français de la coopération agricole (CFCA) mais pas de thèse.

Pourtant, depuis plus de dix ans, les portraits de la garde des Sceaux mentionnent ces deux diplômes. Ainsi, Le Monde du 4 décembre 2001 faisait-il mention d’un « un doctorat de sciences économiques et en agroalimentaire [et non en ethnologie, ndlr] » et Libération, l’année suivante, racontait comment l’étudiante de Cayenne préparait « son doctorat de sciences éco » à Assas. Au cabinet de la ministre, on explique que tout cela est dû aux erreurs de journalistes qui « travaillent un peu trop sur Wikipédia ».

L’entourage de la garde des Sceaux jure que celle-ci n’a jamais dit elle-même qu’elle possédait ces diplômes. La notice biographique publiée sur le site du gouvernement ne comporte pas de section cursus. C’est pourtant le cas pour tous les autres ministres ! A défaut de mentir, Christiane Taubira aurait -elle laissé dire ? Son cabinet a également déclaré que la ministre n’avait pas de « press books » et ne consultait jamais sa page Wikipédia. Elle n’aurait donc jamais ressenti le besoin de rectifier les fausses informations qui circulent à son propos depuis plus d’une décennie…

Source : http://www.atlantico.fr